‎‎Sécurité alimentaire/Interdiction du bissap : entre mesures fortes et réalités du terrain‎

La décision de l’Agence Gabonaise de la Sécurité Alimentaire (AGASA) de suspendre temporairement la vente du bissap, du lait caillé et des jus de gingembre continue de susciter de nombreuses réactions au Gabon. Entre inquiétudes sanitaires et difficultés économiques, la mesure met en lumière les fragilités du système de contrôle alimentaire.

‎Selon l’AGASA, cette interdiction vise à protéger les consommateurs face à des pratiques jugées dangereuses : manque d’hygiène, mauvaises conditions de conservation ou utilisation d’eau impropre. Le directeur général de l’institution, Delors Biyogho Bi Ntougou, a dénoncé la qualité de certains produits vendus sur le marché.

‎Si beaucoup reconnaissent la nécessité de renforcer les contrôles sanitaires, plusieurs citoyens critiquent toutefois une décision jugée brutale et sans accompagnement pour les petits commerçants, notamment les femmes du secteur informel qui tirent leurs revenus de ces activités.

‎Pour de nombreux observateurs, cette affaire dépasse désormais le simple cadre du bissap ou du gingembre. Elle pose surtout la question de la capacité des autorités à instaurer des contrôles durables, efficaces et adaptés aux réalités sociales du pays.

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