L’ancien président sénégalais Macky Sall a défendu, mercredi soir à New York, sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies lors d’une audition publique organisée au siège de l’institution, selon Radio France Internationale.
Face aux représentants des États membres, le candidat a exposé une vision axée sur trois piliers : le dialogue, l’écoute et la consultation. Des principes qu’il juge essentiels pour répondre à des crises mondiales qu’il décrit comme « systémiques » par leur ampleur et leur gravité.
Dans son intervention, Macky Sall a également évoqué les transformations en cours à l’échelle mondiale, notamment les avancées liées à l’intelligence artificielle. Il a insisté sur la nécessité d’encadrer ces évolutions technologiques avec discernement afin qu’elles restent « un formidable accélérateur de progrès au service de l’humanité ».
L’ancien chef d’État a par ailleurs réaffirmé son attachement au multilatéralisme, présenté comme le cadre incontournable pour faire face aux défis globaux. Selon lui, seule une coopération renforcée entre les nations permettra de préserver la paix, de défendre les droits humains et de promouvoir un développement équilibré.
Pour appuyer sa candidature, Macky Sall a mis en avant un parcours de près de quarante ans dans la gestion publique, marqué par plusieurs fonctions de premier plan, allant de haut fonctionnaire à président de la République, en passant par des postes de maire, ministre, Premier ministre et président de l’Assemblée nationale.
Enfin, il a placé la restauration de la confiance au cœur de ses priorités. S’il est élu, il entend œuvrer à apaiser les tensions internationales, réduire les fractures et redynamiser l’action collective. « Être un secrétaire général impartial, à l’écoute de tous et capable de bâtir des ponts entre les nations », telle est l’ambition affichée par le candidat sénégalais.

